la culture du goà »t ça s'apprend !
Avant quatre mois

Chez les tout-petits, au moment de la diversification, la présence des fruits et légumes fait partie de l'apprentissage du goà »t. Il est donc important de proposer à l'enfant un seul nouveau fruit ou légume à la fois. Par exemple, on peut facilement intégrer dans un biberon de lait deux cuillerées de carotte, de courgette ou de haricot vert mixés.
Les fruits non acides (banane, poire, pomme) peuvent être également associés au lait (cuits ou non et mixés).
Les fruits pressés sont faciles à donner en biberon (coupés d'eau) ou à la cuillère. Pour préserver le goà »t des fruits, il est préférable de ne pas ajouter de sucre.
Jusqu'Ã trois ans
L'enfant est curieux, et copie l'attitude de ceux qui l'entourent : profitez-en et donnez l'exemple ! Les légumes doivent faire partie de l'environnement alimentaire de l'enfant, toujours sous forme de purées et de potage, mais aussi de crudités. Jouez la carte de la couleur (carotte, tomate, concombre, haricot vert, pomme de terre, épinard…) et optez pour les saveurs douces (carotte, potiron, petit pois, artichaut…).
Les fruits sont en général très bien acceptés à cet âge : n'oubliez pas d'en proposer au petit déjeuner et au goà »ter.
De quatre à dix ans
lLa période des "néophobies" alimentaires est souvent source de conflit familial : l'enfant, qui mangeait de tout sans difficulté devient méfiant, écarte des aliments qu'il appréciait et fuit tout ce qui est nouveau.
Continuez, de votre cÃ'té à proposer des légumes variés, sans forcer l'enfant… Ce n'est qu'une mauvaise période à passer !
Essayez de "masquer" les légumes : tartes salées, gratins, beignets, légumes farcis, association avec des féculents, purées, salades de crudités mélangées… Même si l'enfant rechigne, trie et ne mange finalement qu'une petite portion de légumes, c'est déjà positif !
Les fruits sont souvent mieux acceptés : ce sont d'excellentes sources de micronutriments et de fibres, comme les légumes, qu'ils peuvent donc remplacer temporairement.
L'important reste de ne pas forcer l'enfant : l'acquisition de bonnes habitudes alimentaires est progressive et jamais linéaire. Le plaisir de la table et la curiosité dans la diversité alimentaire se cultivent également grâce à certaines activité "annexes" : aller au marché, cuisiner, et surtout partager les repas en bonne compagnie !